Cérémonies pour le moment où nos mains arriveront enfin à se toucher

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Un spectacle multidisciplinaire et immersif en trois temps.

 

Poème, chant, images et exploration multidisciplinaire se côtoient librement dans ce spectacle en trois temps présentant des performances de Mykalle Bielinski, Geneviève Blais et Nicholas Dawson. Captée par des caméras 360 degrés, Cérémonies pour le moment où nos mains arriveront enfin à se toucher est une expérience immersive, une trilogie de moments poétiques qui interrogent chacun à leur façon les profondeurs sombres et lumineuses de l’être. 

Mykalle appelle par le poème, le chant et le rituel, un espace-temps antérieur à la naissance et au-delà de la mort. S’accompagnant avec un synthétiseur actionné par des bols remplis d’eau qu’elle touche de ses doigts, elle utilise les mots comme des formules magiques pour voyager entre les mondes, les seuils et les souffles. Au fil de la performance, l’eau passe d’instrument de musique à matériau du baptême, de la purification et de la guérison. Elle devient la source d’une prière universelle, les ablutions et les gestes de mains de diverses traditions spirituelles se confondant en une seule danse. La performeuse convie le spectateur à l’introspection et à la transformation, faisant de la poésie un espace de liturgie contemporaine. Les extraits présentés proviennent du livre Mythe, précédé de Gloria.

Librement inspiré de la célèbre affaire des sœurs Papin, Fusibles s’intéresse au passage à l’acte. Unies par la chair, deux sœurs, deux bonnes, ouvrent et saccagent deux corps, ceux de leur patronne et de sa fille. Le titre du projet évoque la panne de courant qui engouffre ces quatre femmes dans la plus profonde noirceur, mais qui constitue aussi l’étincelle mettant le feu aux poudres… Tout est alors en place pour que ça saute.
Fusibles est d’abord un recueil publié aux Éditions Poètes de brousse en 2019, qui joue sans contrainte avec une certaine forme théâtrale. La proposition pour le FPM s’articule autour d’une exploration multidisciplinaire qui conjugue l’écriture poétique et la manipulation d’objets et d’images. Cette recherche scénique et visuelle fait aussi appel au motif de l’ombre ; les ombres déployées révèlent ici un espace primitif où s’esquisse ce qui porte ou supporte ce passage à l’acte macabre.

Avec Sobremesa, Nicholas Dawson tente de donner une forme à l’histoire de l’exil qui se trouve en marge de la mémoire « officielle » telle que construite dans sa famille, de manière à retirer des mains du père l’autorité du récit. Avec des anecdotes plurielles, intimes et entrecroisées, autrefois partagées dans l’intimité d’après les repas ou pendant qu’on regarde des photos de famille, cette performance poétique rend hommage à l’exil tel que vécu spécifiquement par les femmes — les grands-mères, la mère et la sœur — qui ont le plus souvent exprimé cette mémoire par chuchotements, entre deux gorgées de thé, dans la pénombre, pendant que les maris et les pères, épuisés d’avoir tant mangé et tant parlé, ont enfin quitté la table.  
 

Direction artistique: Louis-Robert Bouchard
Scénographie: Marie-Ève Fortier 
 

Diffusé le 3 juin à 20h.

 

À propos des artistes

 

Mykalle Bielinski est née à Québec en 1987. Elle compose chants, poésies et musiques, les interprète et les met en scène. Ses œuvres Gloria (2015), Mythe (2018) et Warm up (2021), prennent la forme de concerts méditatifs qui interrogent l'être etle sacré. Son aventure musicale s'inspiredes traditions liturgiques et combine la voix à des tonalités électro-acoustiques pour créer un sorte d'éveil, d'enchantement et de quiétude. Diplômée de l'École Supérieure de théâtre de l'UQAM, collabore également comme créatrice, interprète, musicienne et conceptrice pour le théâtre la danse.

 

 

 

 

 

Geneviève Blais détient une maîtrise en création littéraire de l’UQAM. Elle a publié cinq recueils de poésie aux Éditions Poètes de brousse : L’incident se répète, Le manège a lieu (en lice pour le prix Émile-Nelligan 2009), La nuit la meute, La rivière jusqu’aux genoux et Fusibles. Elle participe aussi à divers événements et revues littéraires. Son œuvre explore souvent le métissage des langages et la possible contamination entre les médiums et les différents corps.
 

 

 

 

 

 

Né au Chili, Nicholas Dawson est l’auteur de La déposition des chemins (La Peuplade, 2010), d’Animitas (La Mèche, 2017) et de Désormais, ma demeure (Triptyque, 2020). Il a également codirigé l’ouvrage collectif Se faire éclaté·e. Expériences marginales et écritures de soi (Nota Bene, 2021). Directeur littéraire de la collection Poèmes aux éditions Triptyque, il est aussi, depuis 2021, le rédacteur en chef de la revue Mœbius.

 

 

 

 

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