Coeur de rocker

Soyez des nôtres lors de notre soirée Coeur de rocker, le 29 février 2024, dès 20h, à la Cinémathèque québécoise. Avec Carole David, Emmanuelle Riendeau, Alexandre Dostie, Juliette Langevin et Mathieu Arsenault. En collaboration avec Québec Cinéma et le Festival de la poésie de Montréal.

Lucien Francoeur écrit dans Express pour Éden : « un désir urgent / ravage les méfaits / de celle qui sauvage / réclame un poème / de langue morte ». Dans le cadre de la présentation du documentaire On achève bien les rockers, nous avons réuni ceux et celles mené·e·s par ce désir urgent de se réclamer de la poésie.

Juliette Langevin née en 1996 à Montréal, aime crier, prendre des notes et regarder les gens vivre de petites catastrophes; école secondaire dans le quartier St-Michel, a volé du vin dans au moins un château en France, lu quelques textes dans les bars obscurs. Vous pourriez la croiser en train de distribuer des glitters dans un show de bruit, faire sécher des fleurs à la sortie des poubelles, ou recouverte de silence, un livre entre les mains, au milieu de la fête. Sous le pseudo de Nina Shulman elle a publié plusieurs zines. Fille méchante est son premier livre.

Mathieu Arsenault est auteur. Son dernier livre, La morte, a été publié Quartanier en 2020. Comme ses livres précédents, Album de finissants, Vu d'ici et La vie littéraire il a été adapté au théâtre. Son plus récent projet, Les demandes de bourse des Territoires de Kaalk, allie zine et impression 3D. On peut aussi acheter ses figurines et t-shirts sur doctorak.co, sa boutique en ligne.

Élevé dans le Québec rural, Dostie est un artiste autodidacte qui bat tranquillement sa trail. Poète, il publie Shenley (2014) et Que ceux qui m'aiment me sauvent (2022), deux recueils qui se lisent avec la langue. Au cinéma, ses courts métrages Mutants (2016) et Je finirai en prison (2019) remportent des prix aux Iris du cinéma québécois, aux prix Écrans de l'académie canadienne de cinéma et au festival du film de Toronto en plus de se faire remarquer à travers le monde, notamment à Sundance. Il travaille présentement sur un roman, Guerre de gangs et sur un nouveau film qu'il tournera en France en mars 2024, Jour de colère.

Née à Montréal, Carole David détient un doctorat en études françaises. Elle a fait carrière comme professeure de littérature et se consacre maintenant à l’écriture. Elle poursuit depuis 1991 aux Herbes rouges une œuvre qui lie l’intime et le social, mêle narrativité et poésie, américanité et féminité. Cette œuvre a été récompensée par plusieurs prix importants dont le prix Athanase-David en 2020

Emmanuelle Riendeau est née à Drummondville en 1993. Elle est titulaire d'un baccalauréat en Études littéraires de l'UQÀM. Depuis 2013, elle performe ses poèmes sur scène et dans divers micros. Son premier recueil, Désinhibée, est paru aux Éditions de l'Écrou en 2018. Elle a signé des textes dans les ouvrages collectifs Corps, Pauvreté, Nos hontes vous reviendront armées, dans les revues Estuaire, Tristesse, ainsi qu'en ligne sur Filles Missiles et Spirale Web. Son dernier recueil, Domaine du Repos, est paru au Noroît en 2022.

Lors de la soirée vidéopoésie du Festival de la poésie de Montréal, étidion 2023, le film 6 minutes/km de Catherine Boivin, atikamekw de Wemotaci et membre du collectif Wapikoni, a remporté le Prix des Rendez-vous poésie en partenariat avec Vidéographe.
 

Lors de la soirée vidéopoésie du Festival de la poésie de Montréal, étidion 2023, le film 6 minutes/km de Catherine Boivin, atikamekw de Wemotaci et membre du collectif Wapikoni, a remporté le Prix des Rendez-vous poésie en partenariat avec Vidéographe.
 
Mot du jury : « Ce magnifique vidéopoème nous plonge, avec une belle simplicité de moyens, dans l’état méditatif de la course, qui se rapproche de celui de la poésie. Le dialogue des images et du texte permet de traverser les époques, le passé de la nation Atikamekw et son présent avec une sensibilité contemporaine et toute personnelle. »  
Félicitations Catherine.
 

La Maison de la poésie de Montréal cherche actuellement une personne passionnée d’administration qui aurait envie de s’investir dans la démocratisation de la poésie et vivre au rythme du festival. Vous avez envie d’un emploi proche de vos valeurs, d’un horaire flexible et de défis stimulants? On veut vous lire!

 

DESCRIPTION DU POSTE

En concertation avec la direction artistique et codirection générale, la personne choisie dirigera la Maison de la poésie de Montréal, organisme qui chapeaute notamment le Festival de la poésie de Montréal, afin d’en assurer la bonne santé financière et administrative. Cette personne contribuera aux grandes orientations stratégiques de l’organisme et à son développement à Montréal ainsi qu’à l’international.

 

Poste permanent à mi-temps à Montréal : 

Salaire annuel de 31 200 $, 20 heures de travail par semaine (30 $/h)
et quatre semaines de vacances par an (après un an en poste).

 

Direction administrative

La Direction administrative est la première responsable de tout aspect financier de la MPM et plus spécifiquement, elle :
 

  • recherche et rédige les demandes de soutien financier, public et privé ;

  • planifie et gère le budget d’opération, regroupant tous les projets ;

  • s’assure des liquidités et gère un budget des liquidités, si nécessaire ;

  • voit aux immobilisations et gère le budget si nécessaire ;

  • supervise la comptabilité et gère les dossiers de l’institution financière de la MPM ;

  • s’assure de la rigueur et de la conformité du travail comptable effectué à l’externe ;

  • supervise tout dossier administratif, tel que les assurances et les dossiers juridiques ;

  • s’occupe de tout dossier gouvernemental qui n’est pas artistique, tel que la CNESST et l’ARC.

 

À noter que la priorité de la direction administrative dans l’année à venir sera de mener de front le dossier des demandes quadriennales.

 

Codirection générale

La codirection générale travaille en concertation et en partage de tâches avec la direction artistique et codirection générale sur les dossiers suivants :
 

  • les grandes orientations et les planifications annuelles ;

  • le financement de la programmation du FPM et des autres projets ;

  • le processus managérial, du marketing et des communications ;

  • les ressources humaines, dont la formation et le perfectionnement ;

  • les ressources financières, dont le financement public et privé ;

  • la recherche et le développement.

 

EXIGENCES ET QUALIFICATIONS RECHERCHÉES

Ces qualifications représentent un échantillon des compétences et de l'expérience pertinentes. Même si vous ne possédez pas toutes ces qualifications, nous vous encourageons à postuler. Nous croyons au potentiel de croissance et de curiosité et nous accueillons les candidatures de tous·tes celleux qui sont enthousiastes à l'idée de faire ce travail.

 
  • Expérience en financement public et privé dans une organisation culturelle ;

  • Expérience de gestion financière et administrative dans une organisation culturelle ;

  • Diplôme d’études universitaires en gestion des arts ou dans un domaine connexe ;

  • Sens de l’initiative et de leadership ;

  • Maîtrise des outils informatiques de gestion (connaissance de Sage, un atout) et bonne connaissance des nouvelles technologies ;

  • Facilité d’élocution et de rédaction en français ;

  • Bonne connaissance de l’anglais parlé et écrit ;

  • Capacités supérieures d’analyse, d’organisation et de gestion des priorités ;

  • Capacité à travailler seul·e, rigueur et souci du détail, débrouillardise et grande polyvalence ;

  • Capacité à travailler en équipe ;

  • Expérience de direction administrative dans une organisation culturelle, un atout ;

  • Expérience en gestion de ressources humaines, communications et marketing, un atout ;

  • Connaissance du milieu de la poésie et de l’édition au Québec, un atout.

 

PROCESSUS DE SÉLECTION

  • Dépôt des candidatures : Veuillez faire parvenir votre CV et une lettre de motivation et d’intérêts, au plus tard le vendredi 1er septembre prochain à administration@festivaldelapoesiedemontreal.com

  • Entrée en fonction : Septembre 2023

  • À noter que les entrevues auront lieu en personne ou en virtuel selon la préférence de la personne convoquée et qu’un test de compétences écrit suivra. 

 

La MPM reconnaît la richesse de la diversité culturelle, sexuelle, identitaire et linguistique. Nous encourageons ainsi les personnes issues de groupes traditionnellement sous-représentés, de minorités ou de groupes marginalisés à soumettre leur candidature. 

 

LA MAISON DE LA POÉSIE DE MONTRÉAL

Depuis 2000, la Maison de la poésie de Montréal (MPM), organisme à but non lucratif, produit le Festival de la poésie de Montréal (FPM), son activité phare et sa marque de commerce, dans le but de diffuser et de promouvoir les œuvres de poètes québécois·es et franco-canadien·nes au Québec et à l’étranger. Réunissant des poètes et des éditeur·trices, le FPM rassemble près de 200 acteur·trices du domaine.

Sa programmation cherche à démocratiser la poésie et comprend des spectacles, tables rondes, lectures et performances. Le Marché de la poésie, activité incontournable du Festival, accueille quelque 70 maisons d’édition du Québec, du Canada et d’Europe.

Par ailleurs, le FPM, qui s’est donné un plan numérique en 2017, œuvre à la découvrabilité de la poésie sur les réseaux sociaux, notamment grâce à la série de balados PoésieGo!.

 

Le FPM est heureux de décerner le Prix francophone international à la poète ivoirienne Tanella Boni pour son recueil Insoutenable frontière (Éditions Bruno Doucey)

 

 

La poète ivoirienne Tanella Boni remporte le
Prix francophone international
du Festival de la poésie de Montréal

Montréal, 1er juin 2023 - Hier soir, lors de la soirée Briller vrai, la grande soirée du Festival de la poésie de Montréal, la poète ivoirienne Tanella Boni a remporté le Prix francophone international du Festival de la poésie de Montréal 2023 pour son recueil Insoutenable frontière, publié aux Éditions Bruno Doucey (Côte d’Ivoire) 

Pour une troisième année consécutive, le Festival de la poésie de Montréal est fier de remettre ce prix à une œuvre poétique francophone exceptionnelle pour sa qualité formelle et thématique. Le festival a remis une bourse de 5 000$ (CAD) à Tanella Boni lors de la soirée.

Les deux autres finalistes de l'édition 2023:
Paul Bélanger pour Traverses, publié aux Éditions du Noroît (Canada, Québec) et Carole David avec Le programme double de la femme tuée aux Éditions Les Herbes rouges (Canada, Québec).

Crédit photo: Maryse Boyce
TANELLA BONI
 
Tanella Boni est née à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Après des études supérieures à Toulouse puis à Paris IV Sorbonne, dont elle est docteur en lettres, elle a longtemps été professeure de philosophie à l’Université d’Abidjan, présidente de l’Association des écrivains de la Côte d’Ivoire et membre de l’Académie mondiale de poésie. Elle consacre maintenant le plus clair de son temps à l’écriture. Son dernier roman, Sans parole ni poignée de main a été publié en 2022 chez Nimba Éditions et aborde de front les conséquences des déchets toxiques européens à Abidjan.

Le vidéopoème Fragments, réalisé par Anick Beaulieu et Gigi Perron, a été couronné œuvre gagnante de la compétition des Rendez-vous vidéopoésie 2022. 

Le jeudi 2 juin, au Cinéma Public, a eu lieu la compétition des Rendez-vous vidéopoésie, organisée dans le cadre de la 23e édition du Festival de la poésie de Montréal.

La qualité des 10 vidéopoèmes finalistes était remarquable. Le jury a cependant dû trancher et a couronné une œuvre gagnante : Fragments, réalisé par Anick Beaulieu et Gigi Perron. Le texte de leur vidéopoème est tirée du recueil 60 poèmes de Patrice Desbiens (L’Oie de Cravan).

Les lauréates reçoivent une bourse de 500 $ (CA) remise par le FPM et verront leur œuvre distribuée par Vidéographe.

Deux mentions ont aussi été accordées par le jury. L'une pour Ko pyhare, para siempre, réalisé par Fiorella Boucher et Laura Criollo-Carrillo, avec un texte signé par Fiorella Boucher. L'autre pour Sans échappe, réalisé par Helia Hagh-Doust.

Félicitations à tous·tes les finalistes!

Le FPM est heureux de décerner le Prix francophone international au poète luxembourgeois Jean Portante pour son recueil Jadis Je disait (éditions Phi).

Lors de la 23e édition du Festival de la poésie de Montréal, le poète Jean Portante était de passage dans la métropole pour participer au spectacle Ville éveillée, tenue à l'Auditorium BAnQ. Cette soirée était l'occasion d'entendre plusieurs poètes sur scène, mais aussi de remettre le Prix francophone international.

Le FPM a couroné le poète luxembourgeois, et lui a remis en main propre une bourse de 5000 $ (CA). Un autre des trois finalistes du Prix, Makenzy Orcel, était présent lors de ce spectacle pour offrir au public des lectures de son recueil en lice. 

Découvrez le mot du jury à propos du recueil Jadis je disait : « Jean Portante nous offre avec ce recueil une suite poétique de grande ampleur. Ici, le JE est celui qui parlait alors autrement et disait ce que l’improbable mémoire a depuis « effaçonné ». Le poète passe et repasse la frontière du réel et du souvenir, tandis que la lectrice ou le lecteur est invité·e à traverser de l’autre côté du miroir des apparences. Avec un rythme envoûtant et l’alternance subtile de registre poétique, les vers sont d’une tonalité ascendante qui « invoque » la puissance du mot et de l’image dans l’espace, le poète confirme sa maîtrise de l’écriture poétique. Jadis Je disait se donne à lire telle une traversée dont on a envie qu’elle dure une éternité. »

Le FPM remercie les membres du jury du Prix francophone international : Guy Régis Jr, directeur artistique du Festival Quatre Chemins, Haïti ; David Giannoni, directeur de la Maison de la poésie d’Amay/fiEstival, Fédération Wallonie-Bruxelles ; Abdoulaye Fodé Ndione, membre fondateur de la Maison africaine de la poésie internationale, Sénégal ; Isabelle Courteau, cofondatrice du Festival de la poésie de Montréal et directrice générale et artistique de 2000 à 2021, Québec, Canada ; Sylvestre Clancier, président de l’Académie Mallarmé et de la Maison de poésie — Fondation Émile-Blémont, France.

Merci également aux partenaires du Prix : Académie Mallarmé (France), Consulat général de France à Québec, Fédération des Maisons de la poésie européennes (MAIPO), Festival des Quatre chemins (Haïti), Maison Africaine de la Poésie (Sénégal), Maison de la poésie d’Amay et FiEstival (Fédération Wallonie-Bruxelles). Photos : Camille Gladu-Drouin photographe - Flamme

Sur la photo (de gauche à droite) : Noémie Perreault (codirectrice du FPM), Catherine Cormier-Larose (codirectrice du FPM), Jean Portante et Isabelle Courteau (membre du jury)

Photos : Camille Gladu-Drouin 

Lors de la 13e remise des Prix Numix, La rue des poètes, produite par le FPM en collaboration avec La Boîte interactive, a remporté le Grand Prix NUMIX ainsi que le Prix Numix de la catégorie Plateforme et Web - Production ludo-éducative - Jeunesse et famille.

« Pour la toute première fois, le jury des PRIX NUMIX a accordé le Grand Prix à deux œuvres : L’INFINI produite par Studio PHI et Felix & Paul, et La rue de poètes de La boîte interactive et du Festival de la poésie de Montréal. Preuve que la production numérique est plus en forme que jamais, et devant l’excellence, l’éclectisme et l’inventivité déployée, le jury a choisi de décerner, non pas un Grand Prix, mais bien deux Grand Prix. Ces deux productions d’exceptions méritent toutes les deux qu’on souligne leurs qualités d’ouverture, d’accessibilité et d’émotion. » 

Pour en savoir plus sur La rue des poètes, cliquez ici

 

 

Après avoir dévoilé une première sélection de 20 titres, puis une seconde sélection de 10 titres de poésie s'étant démarqués auprès du jury, le FPM est heureux de présenter les trois grands finalistes du Prix francophone international. 

Le jury a récompensé les recueils Mes forêts d'Hélène Dorion (Éditions Bruno Doucey), Pur sang de Makenzy Orcel (La Contre allée) et Jadis Je disait de Jean Portante (Éditions Phi). Les œuvres de la poète québécoise, du poète haïtien et du poète luxembourgeois ont, chacun à leur manière, séduit les membres du jury. Voici ce que ces derniers disent des œuvres finalistes.

 

Mes forêts d'Hélène Dorion (Éditions Bruno Doucey)

« Mes forêts est un livre accompli. On reconnaît d'emblée le ton élégiaque d’Hélène Dorion et cette sagesse faite d'une fine observation du monde qui l'entoure. La poète québécoise pressant la vie souterraine du cœur et de l'esprit par sa connaissance des forêts, celles qui peuvent apparaître sous nos yeux et celles des fondements de l'imaginaire, celles agitées des désordres du vent, qui accueillent à la fois les rêves et les désenchantements. Dans cet espace vert qu’il crée, le recueil donne des pistes de vie, de réveil et de survie nécessaire. Se déployant comme un murmure, la plume d’Hélène Dorion marque par son excellente mesure, son rythme maîtrisé, son lyrisme tout en subtilité, sa sensibilité et sa force singulière. »
 

Pur sang de Makenzy Orcel (La Contre allée)

« Pur sang est le récit d’une quête au déploiement épique. Ce long poème de « cris enragés » déconstruit tout un univers soumis à l’abandon. Faisant dialoguer la grande et la petite histoire, l’écriture de Makenzy Orcel exprime à la fois la rage devant la malchance d'Haïti et la souffrance indicible du lien entre la mère et son fils. L’écriture vibrante et étonnante se lit comme une longue chevauchée dans la langue et le souffle sauvages. On ne peut qu’être touché·e par cette poésie d’une belle fulgurance, qui offre tant de belles échappées lorsque le verbe est tendu. Assurément, le poète haïtien nous offre ici l’une de ses plus belles œuvres. »


Jadis Je disait de Jean Portante (Éditions Phi)

« Jean Portante nous offre avec ce recueil une suite poétique de grande ampleur. Ici, le JE est celui qui parlait alors autrement et disaitce que l’improbable mémoire a depuis ''effaçonné''. Le poète passe et repasse la frontière du réel et du souvenir, tandis que la lectrice ou le lecteur est invité·e à traverser de l’autre côté du miroir des apparences. Avec un rythme envoûtant et l’alternance subtile de registre poétique, les vers sont d’une tonalité ascendante qui « invoque » la puissance du mot et de l’image dans l’espace, le poète confirme sa maîtrise de l’écriture poétique. Jadis Je disait se donne à lire telle une traversée dont on a envie qu’elle dure une éternité. »

 

Récompensant une œuvre poétique s’étant démarquée par sa qualité formelle et thématique, le Prix francophone international sera remis lors de Ville éveillée - La Grande soirée du FPM. Le lauréat ou la lauréate se verra remettre une bourse de 5000 $ (CAD). 

 

Découvrez la toute nouvelle série de balados poétiques Portait éclaté créée dans le cadre du FPM 2022. Les talents montréalais et franco-canadiens peuvent dès maintenant rejoindre vos oreilles. 

Cette série de balados originaux, réalisée par Virage Sonore, juxtapose 10 textes inédits signés par Salah El Khalfa Beddiari, Maya Cousineau Mollen, Carole David, Nicholas Dawson, Lise Gaboury-Diallo, Georgette LeBlanc, J.R. Léveillé, Josiane Ménard, Hector Ruiz et Elkahna Talbi. 

Pour enrichir la dimension sonore des balados, les musicien·nes James O’Callaghan et Evelin Ramón allient leur savoir-faire à celui des poètes avec des compositions musicales originales.

Retrouvez ces balados travers notre campagne d’affichage urbain et écoutez-les en chemin grâce au code QR.

CONTENU EN LIGNE GRATUIT : disponible sur le site du FPM et les plateformes de baladodiffusion. 

 

 

Le FPM tient à féliciter très chaleureusement Camille Readman Prud'homme pour le Prix des libraires du Québec - catégorie poésie, qu'elle vient de remporter. C'était un honneur de lui remettre en main propre une bourse de 3000$, que le FPM offre au lauréat ou à la lauréate de ce prix depuis 2013.

Le recueil Quand je ne dis rien je pense encore, publié chez l'Oie de Cravan, a touché cette année une constellation d'esprits et de cœurs. L'écriture de Camille Readman Prud'homme sait mettre des mots sur des impressions qui résonnent en nous, sur des pensées intimes que nous n'avions pas encore partagées avec nous-même ; elle sait poser un regard et s'arrêter sur les gestes du quotidien. Celle qui s'attarde aux petites choses du monde, aux interactions humaines en apparence banale, révèle les mécanismes d'un univers fait de réflexions et d'instants à la fois percutants et fugaces. Chevauchant l'essai philosophique et le récit de soi à travers une prose poétique des plus libres, la poésie apparaît ici dans toutes ses possibilités. Merci pour ce recueil exceptionnel!

Nous tenons également à souligner la grande qualité des recueils finalistes de Flavia Garcia, Anick Arsenault et Daria Colonna. Bravo à toutes!

Merci enfin aux libraires du Québec, sans qui la formidable effusion que connait présentement la poésie ne serait pas possible. Vos lectures attentives, votre flair littéraire et l'amour que vous mettez dans votre travail font toute la différence!

 

« Lors du lancement de Quand je ne dis rien je pense encore, je me souviens avoir été étonnée de voir des gens tenir le livre à la main : c’était la première fois que le texte sortait ‘’de chez lui‘’. Depuis, il circule. Et c’est grâce aux libraires. Merci à vous, pour la générosité de votre attention, pour votre immense curiosité, et pour la vitalité que vous insufflez à l’espace littéraire. Si les livres sont des objets à la fois solitaires (dans leur lecture) et collectifs (dans leur expérience), c’est vous qui en révélez la mobilité. Ce prix est un grand honneur. »

- Camille Readman Prud’homme

 

Crédit photo : belisle.