Le Festival de la poésie de Montréal, en partenariat avec le Conseil des arts de Montréal et la Bibliothèque interculturelle de Côte-des-Neiges, lance la deuxième édition de la résidence poétique : Tracer la voix, ayant pour but de soutenir le développement professionnel d'un·e poète allophone, de première génération d'immigration ou nouvellement arrivé·e au Québec. 

Nous sommes ravi·es d’annoncer qu’Alexandru Fechet pourra poursuivre sa réflexion lors de cette résidence !

Alexandru Fechet est auteurice, chercheur·e et performeur·e. Ses textes voient le jour parfois en revue, parfois sur scène. Iel écrit à partir du corps comme lieu d’héritage et de consumation – de traumatisme et de grâce. Iel travaille comme libraire et enseignant·e à Tio’tià:ke/Montréal.

Dans le cadre de la résidence Tracer la voix, Alexandru Fechet, par son projet L’oubli parle, aborde l’immigration, la violence politique, tant intime qu’historique, et la transmission traumatique au sein d’une relation entre une mère et son enfant. Le projet s’intéresse à la manière dont la violence se réverbère jusqu’à la vie intime des êtres – leurs désirs, leurs pulsions, leur manière d’aimer et de s’abandonner. Comment l’écrasement politique engendre-t-il des personnes hantées par la destruction ? Et comment cette hantise se transmet-elle d’un corps à un autre, particulièrement dans le lien de filiation ? Enfin, comment penser une poétique qui puisse déployer la violence répétitive du traumatisme jusqu’à y faire éclore des potentialités créatrices et tracer ainsi la voie d’une réparation de l’affectif ? 

Alexandru Fechet remercie le Festival de la poésie de Montréal, le Conseil des arts de Montréal et la Bibliothèque interculturelle de Côte-des-Neiges pour leur confiance, leur générosité et leur soutien. 

Crédits photo : Victor Rivest